Bonjour,
Pas loin de quatre années passées à la recherche d’un rêve perdu, celui de l’autogestion qui depuis Mai 68 avait bercé et illuminé le socialisme des années 1970… Nous avons tout d’abord tenté de trouver quelques traces dans la démocratie participative, mais vainement puisqu’il s’agit d’une mesure relevant de la décision d’élus locaux, certes fort louable mais qui n’a pas grand-chose à voir avec l’idée même d’autogestion dont le fondement est l’initiative populaire (ou citoyenne). Ce qui a conduit à nous orienter vers la recherche du lien entre autogestion et mouvement social comme source d’émancipation, pour au final retenir comme fil rouge la définition proposée par le philosophe Henri Lefebvre : « Quand un groupe, au sens large du terme, c’est-à-dire les travailleurs d’une entreprise, mais aussi les gens d’un quartier ou d’une ville, quand ces gens n’acceptent plus passivement les conditions d’existence, quand ils ne restent plus passifs devant ces conditions qu’on leur impose ; lorsqu’ils tentent de les dominer, de les maîtriser, il y a tentative d’autogestion[…]. En ce sens, et j’insiste beaucoup, l’autogestion n’est pas un système juridique […], l’autogestion est une voie perpétuellement renaissante ».
C’est ainsi que nous sommes partis à la recherche de témoins, connus ou non, de l’histoire et de l’actualité… et quels témoins ! Passionnants parce que passionnés d’humanité, parmi eux :
* Pierre Bourges, Pierre Bourguignon, Robert Chapuis, Michel Rocard… pour l’histoire du socialisme.
* Huguette Bouchardeau, Fatima Demougeot, Lucien Alluy, Gaby Cohn-Bendit, Élie Gaborit, Michel Marzin, Charles Piaget, Charles Toullier, Roland Vittot… pour les grands mouvements sociaux du XXe S.
* Et enfin tous ceux de l’actualité de l’économie sociale et solidaire (ESS) qui « inventent et pratiquent un autre monde », où l’argent est remis à sa place, où égalité, solidarité, autonomie, développement durable… retrouvent tous leurs sens, celui en particulier donné par les associations et mutuelles ouvrières du XIXe S.
Ils sont en tout 71, issus de deux générations et de cinq régions ; ils se complètent, se contredisent... et, surtout, partagent des valeurs communes.
Je ne suis que la principale plume ayant mis en forme cette pensée sociale, celle qui fait rêver, celle des grandes utopies qui font grandir en humanité. J’espère que cette écriture saura vous faire partager la richesse de ces témoignages.
Vous trouverez en pièce jointe le résumé de l’ouvrage avec : un schéma explicatif, la table des matière, les noms de tous les témoins et des nombreuses personnes engagées dans cette réalisation.
Et maintenant ? Il ne reste plus qu’à attendre avec impatience
la date de sortie en librairie le 11 avril au prix de 22 €
ou mieux encore souscrire (mode d’emploi) ce qui permet, outre une légère réduction, de générer de la trésorerie pour un ‘’petit’’ éditeur Yves MICHEL, grand par son engagement dans la société civile et peu habitué aux ’’énormes’’ tirages, mais qui sait ?
Pouvez-vous faire circuler cette information dans vos réseaux ? Merci et que 2012 soit une année riche en créativité...