"Un éléphant ça trompe, ça trompe, 2 éléphants ...",
note écrite le 10 nov. 2006
mots-clés : éléphants, M. Rocard, PS, particide, S. Royal

L'apparition des éléphants du PS dans la campagne de désignation du futur candidat à l'élection présidentielle ne se fait, on

s'en douterait, sans casse ...
L'un de ces éléphants, Michel Rocard, vient de se manifester
en publiant un livre "
Si la gauche savait", composé d'entretiens avec
Georges-Marc Benamou, excellente leçon d'histoire de la gauche
en accordant une interview (31/10/2006) à la revue électronique "
Sens Public".
Il n'y mâche pas ses mots en particulier à propos de la pré campagne électorale du PS qu'il considère comme "une forfaiture". Et, plus important, il énonce quelques idées sur ce qui devrait être abordé prioritairement et qui, bien sûr, ne l'est pas ou bien mal. Interview complète.
actualisation fév. 2008
Bien après les élections dans une tribune libre parue dans le journal Libération le 15 janvier 2008, M. Rocard revient sur l'échec de la gauche et sur l'avenir de celle-ci et du PS tout particulièrement.

L'absence de discours cohérent au sein de ce parti conduit, dit-il, à un véritable "
particide"(!) et la candidature prématurée de S. Royal, personne "
avenante et charismatique" mais qui "
n’a à l’évidence pas les capacités nécessaires aux responsabilités qu’elle postule", ne fait rien pour arranger les choses et représente "
une certitude de défaite".
Voilà qui a le mérite de la clarté ! Et Rocard enfonce le clou : "
le prochain secrétaire général aura comme mandat dominant sinon exclusif d’amener le Parti à accoucher d’un projet, c’est-à-dire de piloter les débats en provoquant chaque fois que nécessaire les votes discriminants nous amenant vers un peu plus de cohérence et de clarté (...) Il nous faut là une personne soucieuse de vision mondiale, d’analyses économiques et stratégiques et surtout pas un débatteur médiatique." Ferait-il acte de candidature ?
Texte complet.